Il est temps de le dire !

Il est temps de le dire !
Il est des rêves lointains, nés au creux de l'âme,
Que nous portons tels des casques ou des lames
Il est des songes qui pèsent comme un sac de pierres
Il en est qui pressent comme un battement de paupières

Du triste matin qui tranche les soupirs du sommeil
Au soleil aux oiseaux, aux fleurs et aux abeilles
Au dehors, aux gens, et du temps je veux bien m'exiler.
Pour croiser dans un tango funèbre la plume et le papier.

Les regrets chanteront bientôt dans mon esprit
Les tristes refrains que je n'aurais pas écris,
Et j'aurais à dire adieu à ce pour quoi je suis

Il est des rêves lointains, nés au creux de l'âme,
Que je porte comme des fardeaux de larmes
Que je dois vivre pour renaître.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 00:47

T'me manque tu sais ?

T'me manque tu sais ?

On n'écrit jamais aussi bien que seuls
Loin du monde et de ses bruits,
Loin des gens errant, loin des cris,
Moi je n'écris que lorsqu'elles le veulent.

Les fées de l'inspiration sont infidèles,
Elles volent parfois sous d'autres couvercles,
Se tapissent, pour y lustrer leurs ailes,
Mais ne reviennent qu'après des siècles.

Il faut toujours bien les écouter,
Pour savoir réécrire une odyssée,
Et gare à ceux qui oublient,
Les anges venus du paradis.


# Posté le mardi 17 juin 2008 22:33

Bonne nuit

Noir comme un vent froid sous l'adagio,
Le chemin que j'emprunte souvent de nuit
Est parsemé de terreur de mal, de bruit
Il est le reflet de l'âme en sanglots

Sous ce ciel profond bannis de blanc,
Où se mèlent l'angoisse de la mort,
La peur de la fin, la terreur du présent
Le réel est ailleurs quand je dors

Et mêmes s'ils sont plus rares,
Si j'ai moins peur, moins froid,
Je les hais toujours, cauchemars,
Car chacun d'eux donne plus d'effroi

# Posté le lundi 26 mai 2008 04:47

A cécile, poème casanier

Il est des choses faites de murs et de briques,
Qui donnent à l'âme des pensées nostalgiques,
On dit parfois qu'ils ont des oreilles, un esprit
Ils ont vu, compris, écouté notre vie défiler ici

C'est la maison natale abandonnée à la rue,
Qui revient hanté nos rêves les plus perdus,
Celle foulée chaque jour par les pas lourds,
Comme s'accrochant pour y rester toujours.

C'est aujourd'hui de nouveaux tableaux
Qui ornent les tapisseries du souvenir,
C'est une autre pluie qui va mourir,
Sur le toit de notre ancien château

Il faut dire adieu à la rampe et la cuisine,
La salle de séjour, le salon les voisines.
Les chambres n'ont plus notre jeunesse
Entre leurs murs de longues tendresses

Il ne faut cependant pas l'oublier,
Pour cela un poème de triste casanier,
Il y n'aura jamais un coin qui rappelle
Notre jeunesse, comme dans la rue carel.


ps: j'espère te voir poster un d'ces quatre.

# Posté le mercredi 30 avril 2008 11:42

Le retour de la pantouffle et l'araignée

Suspendue en vol, battant des ailes,
Le sifflement de la vitesse rappel,
Le chant du serpent et son souffle,
Voici le retour de la pantoufle

Lourdement, elle s'écrase contre le mur,
Et chute dans la casserole aux oeufs durs
Cette fois, navré et ridiculement désarmé,
Je m'apprête enfin à me lever.

Je m'apprête, mais je guette leur guinguette,
M'arrête, les observe danser sur ma couette,
Pour elles c'est la fête, y'a mes restes,
Pour moi c'est la guerre, c'est qu'des miettes

Le chemin des dames araignées est tracé
Dans les plis toujours très bien repassés,
Dans les vallées de ma couette bleue marine.

Elles approchent, soupirent, boitent parfois,
Elles s'arment, établissent un plan d'attaque,
Ce sont de vaillants et courageux soldats.

Les premières morsures arrivent, je vacille,
Dans mon lit, comme un con je sautille,
Je sais leur stratégie, c'est les coins,
Où il fait si chaud qu'un mois de juin

Mes bras pareille à des grues immenses,
Traversent leur pattes et leur panse
Mes dents, n'attendent que de déchirer,
Leur corps indolent, que j'aimerai mâcher

To be continued...

# Posté le lundi 14 avril 2008 21:36